Nos Camps d'Eté...

Camp d'Eté 2019 dans le Val d'Aoste (Valnontey)

Sommet de la Pointe Rousse

Comme le veut la tradition (déjà), on commence par la météo, et bien c'était plutôt pas mal, bien meilleur que l'année dernière, juste un lundi très pluvieux, mis à profit pour quelques visites disons culturelles.

Nous avons aussi pu assister à la projection du film de Luc Jacquet (vous savez la marche de l'empereur !) : "La montagne aux histoires - Une bien singulière traversée du Mercantour". Le tout en présence du Prince Albert II de Monaco (çà c'était pas prévu), la principauté de Monaco étant un des partenaires du film.

Au-delà de ce petit évènement people, une semaine très riche en paysages, glaciers, fleurs, couleurs (et pas que sur les pizzas). Et puis, il y a ces villages et leur toit en lauze, qui donnent un charme particulier à cette région et cerise sur le gateau, avec le français parlé un peu partout on se sent comme chez nous (même si nous avions un interprète de haut niveau - qui se reconnaitra-)

Valnontey, vallée plutôt sauvage, à l'abri des foules, au nord est du maître des lieux, le Grand Paradis, ses 4061 m et ses nombreux prétendants. Du coup nous n'y sommes pas allés, c'est pas que nous sommes sauvages mais bon. Nous nous sommes orientés en particulier vers les bivouacs Pol et Gappein et leur 6 et 9 places (une découverte pour la plupart, ces bivouacs à l'Italienne), pas grand chose à voir avec le refuge Victor Emmanuel et ses 150 places (un des passages classiques pour "faire" le Grand Paradis).

La montée à ces bivouacs (et la descente aussi d'ailleurs) restera un moment fort du camp, c'est déjà une course d'alpinisme, heureusement que nous étions bien accompagnés (merci Patrick).

A partir de là le dénivelé pour faire la course proprement dite est modeste, c'est déjà çà.

Pour faire (plus) court, citons :

les belles cascades de Lillaz,

les lacs de Lussert,

la convivialité du refuge vittorio Sella,

la pointe Rousse, avec un type en vélo qui nous suivait partout, bizarre !!

la dernière ballade vers le lac de Loie.

et évidemment un groupe certes réduit mais de qualité.

Tout çà dans le reportage photo.

https://photos.google.com/share/AF1QipNLs7gQmbJFza6JHzRgpC5Rm0lBX-AwduBAE7U7DsAv3TLFc7UXrnC_Pd9ZjllTew?key=bkQ5VFBkdEExWmZmaWs4TE5ILWJZTW9tV0tCUHF3

Venez nombreux l'année prochaine le seul truc que l'on ne peut pas garantir c'est la météo !!

Participants : Patrick, Francine, Claudine, Nadine, Bernard, Pierre, Alain, Jean, Cécile, André, Marie Françoise, Guido, Christiane, Michel.

 

 

 

 

Camp d'Eté 2018, Pralognan la Vanoise

Il a plu tous les jours (clin d'oeil bien sûr au texte de l'année dernière). Ce n'est d'ailleurs pas tout à fait vrai, nous avons eu une nuit sans pluie alors que nous étions bien à l'abri au refuge de Peclet Polset. Bon au moins çà a permis de tester  l'étanchéité des tentes.

Météo bien capricieuse donc, mais qui ne nous a pas empêchés de réaliser un programme complet d'activités : via ferrata, escalade, grandes voies, randonnées, vélo de montagne (bon je sais il n'y a qu'un pratiquant), course glaciaire et finale de coupe du monde !!!

Quelques premières pour certains participants :

Premier camp d'été (et oui commençons par çà et pas de bizhutage !),

Première via ferrata cotée D,

Première grande voie,

Première course glaciaire avec un premier 3500,

Première 2ème coupe du monde de foot (un peu tiré par les cheveux celle là !)

Et toujours l'esprit "camp d'été" avec le briefing/apéro du soir pour définir le programme du lendemain (et boire l'apéro donc!!), les repas sous la tente collective, la nuit en refuge et la course du lendemain (14 participants tout de même) et bien sûr décontraction, convivialité et bonne humeur.   

Allez un reportage photo ce sera plus explicite.

https://photos.google.com/share/AF1QipP8Nszr_X_AerhHVa6Ju7W329bZGq_BcA9OtH462i8LyRUIDKV_TaMOlr1Q61nB0w?key=cDl3a2JoeE96NmZnNEFyTHJBazNpUWJCclJSNER3

Venez nombreux l'année prochaine, c'est un moment privilégié pour les amoureux de la montagne. 

 

    
Participants :  
LUZ/JEAN MICHEL/CLAUDINE/SAN/OLIVIER/ERIC/FABIENNE/ FRANCINE/PATRICK/PIERRE/MICHEL/ANNIE/PHILIPPE/GUIDO/

CHRISTIANE/ANDRE/MARTINE/NADINE/BERNARD

Camp d'Eté 2017, Saint Paul sur Ubaye

Il a fait beau presque tous les jours. Il y a des sculpteurs sur bois. Il y a eu le tour de France. Il y a  une épicerie bien sympa. Il y avait un motard. Il y a eu une nuit en refuge qui a regroupé les randonneurs et les grimpeurs. Il y a eu une journée où les randonneurs ont rejoint les grimpeurs et ont admiré leur technique.

Il y a eu des contacts radio. On a vu des chamois, une hermine, un  chevreuil, plein de marmottes, la caravane du tour, et plein de touristes. On a dégusté et acheté la  bière du coin. Il y a eu un baigneur un peu fou mais courageux qui a goûté l'eau bien fraîche des lacs d’altitude. Il y en a qui ont fait en vélo ou en VTT le col de Vars. Il y en a même qui sont  
allés de l'autre coté jusqu'au refuge Napoléon.

On n’a pas trouvé de génépi mais on a bu de la liqueur de verveine-citron. Certains ont dormi dans des petites tentes « bivouac » d'autres dans des plus grandes, d'autres dans leur voiture, d'autres en camping car ou fourgon, le tout autour de la grande tente collective qui n'a pas beaucoup servi faute de mauvais temps.  
Il y a eu des randos plus ou moins longues, plus ou moins difficiles.. Il y a eu de l’escalade. Il y a eu des allées venues. Il y a eu des soucis pour négocier le prix avec le camping.

Il y a eu un cafiste qui a monté son VTT au sommet de la Frema sur son sac a dos ….... et qui est redescendu SUR le VTT !!!!! Il y a eu un repas en commun bien sympa. Il y a eu un joueur de trompette au sommet de la Frema et au tour de France.

Et puis plein de petites choses qui m'échappent.

La région est vraiment super belle. On s'est bien marré. Il y avait un chien bien sympa. Il y a eu des réunions apéro tous les jours.  
Tout ça s'est passé à St Paul sur Ubaye du 14 au 23 Juillet 2017. Une moyenne de 16 pers./jour.

 
Camp, a mon avis, bien réussi, qui donne envie de recommencer.      

Philippe

    
Participants (sauf erreur ou oubli) :  
LUZ/NATHALIE/JEAN MICHEL/CLAUDINE/SAN/OLIVIER/ERIC/FABIENNE/QUENTIN/ FRANCINE/PATRICK/OLIVIA/YVES/ALINE/AURELIEN/MARIANNE/ANNE/PIERRE/ ROLAND/MICHEL/ANNIE/PHILIPPE

Camp d'Eté 2016, Val d'Isère

image

Le Camp d'Eté s'est déroulé cette année à Val d'Isère. Roland V. et Michel C. se sont pliés au difficile exercice de nous rapporter, chacun à sa manière, les différentes étapes sportives qui se sont succédées durant ces quelques jours.

Arrivée le lundi 4/07 de Roland Vidal en éclaireur au camping, avec dépôt de 10 kg de prunes de chez nous à l'accueil pour les campeurs.

Beau temps, mais frais la nuit. Neige présente dès 2500m d'altitude.

Mardi 5/07 Via ferrata Les Bettières près de la station des Arcs. 350m côtés D, jolie. Temps couvert et menaçant.

Mercredi 6/07 Randonnée alpine du tour du Mont du Dôme abandonnée pour cause d'incapacité physique.

Jeudi 7/07 Montée du Col de l'Iseran (2770m) par la route en VTT le matin, et l'après midi en vélo de route par Eric Durand après son installation au camping avec sa famille.

Vendredi 8/07 Randonnée à La Ouille Noire (Col de l'Iseran) pour la famille Durand et Via ferrata d'Andagne (vallée de Bonneval) pour Roland. 500m de montée dangereuse dans des pentes d'herbes avant 500m de via surcôtée D et de peu d'intérêt. Temps couvert avec éclaircies.

Samedi 9/07 Montée du Col du Petit St. Bernard par la route en vélo de route pour Eric et en VTT pour Roland. Beau temps chaud. Arrivée progressive des participants au camp officiel l'après midi, avec soirée crêpes.

Dimanche 10/07 Randonnée Le tour du Mont du Dôme par le col de la Bailletta (2852m). 7h de marche avec descente longue et pénible d'après certains. Course de trail de haut niveau croisée sur l'itinéraire. Quelques uns ont préféré se contenter de l'aller-retour au col.

Escalade le même jour pour 2 participants à la Barre des Colombettes, voie de 180m en 7 longueurs côtée AD. Beau temps chaud.

Soirée Foot finale coupe d'Europe pour les optimistes, terminée dans la déprime...

Lundi 11/07 Via ferrata du Roc de la Tovière (Val d'Isère) pour l'ensemble (ou presque) des cafistes avec trajets en navette gratuite. 350m de montée pour 650m de longeur en 3 tronçons côtés AD, D puis ED-. Certains n'ont fait que le premier tronçon, et peu le dernier dont la fin a été fermée pour risque d'éboulement. Temps se couvrant progressivement avec orage l'après midi (nous étions rentrés !).

Soirée pizzas sous le marabout mis à disposition par le camping. Nuit arrosée avec orages.

Mardi 12/07 départ précipité avant les fortes pluies annoncées, pour ceux qui n'ont pas prévu de rester jusqu'en fin de semaine. Fin de la première partie du séjour.

Camp d'été partie 2

    Ayant décidé de rejoindre le camp à la fin de la période de mauvais temps, nous arrivons à Val d'Isère, Agnès Moulin et moi-même le mercredi vers midi.

Nous comprenons tout de suite que les Cafistes présents ont les pieds dans les starting blocks et que le casse-croûte et le montage de nos tentes ne seront pas suivis d'une sieste réparatrice.

Claudine nous entraîne donc tambour battant dans une rando entre pluie et neige fondue sur les hauteurs surplombant le lac du Chevril, lequel lac peine à émerger de la grisaille environnante. Une tartifouillette, cousine proche de la tartiflette, réconfortera nos estomacs allégés par l'effort tandis que nos vêtements trempés sècheront dans un coin de l'appart bien chauffé que Bernard et Fouzia ont gentiment mis à notre disposition pour la circonstance.

Le lendemain matin ptit déj apprécié dans le dit appart, le temps d'apprendre par le biais d'une télé allumée par mégarde qu'à Nice, la barbarie a frappé... échange de regards mêlant tristesse, désarroi et colère...

Mais partir en montagne, c'est aussi s'abstraire du tumulte du monde et nous cheminons donc bientôt en direction de la pointe de la Galise. Nous sommes finalement 7 sur la voie normale, Bernard et Aurélien ayant abandonné l'idée d'effectuer la traversée de l'arête, qui s'avère  bien plâtrée.

Après un passage matinal devant le refuge de Prariond et quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre pour rejoindre la moraine, nous entreprenons l'ascension de celle-ci. Un enchaînement de passages scabreux entre pierraille et neige plus ou moins dure nous amène  sur la rive droite du glacier de Bassagne, d'où il ne nous reste plus qu'à gagner le sommet à 3343m par un parcours glaciaire facile. Malheureusement, le brouillard a été plus rapide que nous et les quelques éclaircies matinales sur la ligne de crête ont laissé la place à un manteau gris uniforme.

La vue panoramique du sommet devient désormais une hypothèse très improbable  et  la motivation pour aller au bout s'est effilochée devant ces résidus de la perturbation de la veille décidément bien tenaces. Ayant poussé jusqu'à la côte 3100 , nous optons pour une retraite stratégique, qui nous permettra de retrouver des paysages plus colorés et de contempler à loisirs plusieurs bipèdes sur planches profitant des neiges tardives et une concentration de quadrupèdes cornés jouant les acrobates à flanc de ravin.

  Le lendemain, il fait grand beau dès le matin. Nous avions projeté la veille d'effectuer la randonnée en boucle au départ du Manchet avec passage du Col de la Rocheure ; mais la nuit a porté conseil en ce qui me concerne et je propose donc à mes petits camarades d'agrémenter notre rando  par un « léger » détour en direction de la pointe de la Sana (3436m), ce qui nous permettra de tâter encore du glacier, avec cette fois-ci une bonne visibilité. 

Aurélien, Marianne et Agnès se laissent convaincre sans trop de difficultés; mais le changement de contenu de nos sacs ralentit quelque peu une mise en route déjà un peu poussive et nous voici donc au départ d'une course de haute montagne … à 9h bien sonnées. Il faudra donc adapter nos objectifs.

Après un cheminement à vue pour atteindre le premier glacier (glacier des Barmes de l'Ours), nous le suivons  jusqu'à son point haut ; l'ambiance (je parle de la météo) est restée fraîche et la neige est suffisamment portante . Seul hic: Lorsque nos 2 cordées atteignent la jonction avec le 2ème glacier, celui de la Sana proprement dit (au-dessus de 3000), il est déjà 15H.  Nous apercevons une silhouette isolée s'approcher de la pointe, mais pour nous qui sommes lourdement chargés, il est un peu tard pour s'élancer à sa poursuite.

Nous entamons donc la descente en empruntant une branche secondaire du glacier qui nous permet de faire une boucle, puis nous nous engageons dans un raccourci audacieux en essayant de suivre un sentier marqué en tirets sur la carte, mais peu identifiable sur le terrain par suite des nombreux passages de troupeaux (ce qui nous permettra d'apporter notre soutien moral à une petite famille encore plus perdue que nous). Une dernière remontée, qu'on aurait pu s'éviter en observant mieux les lieux à l'aller, et nous voici à la voiture. Il est 19h : La journée a été bien remplie !

    Le dernier jour, Aurélien et Marianne, désireux de soigner quelque courbatures, prennent de la hauteur en s'épargnant la fatigue tandis qu'Agnès et moi concluons ce camp par une escapade sur la via ferrata de la Tovière , dont nous shuntons la dernière partie, l'appel du Beaufort ayant supplanté celui de l'ultime surplomb.        CR : Michel Coste

  *Petit résumé à l'intention des fainéants ou des pressés : 3 courses inabouties, mais la joie d'être en montagne en bonne compagnie et le plaisir de profiter d'une couverture neigeuse conséquente, ce qui devient inhabituel à cette époque de l'année. 

Camp d'Eté 2014, Dolomites

Nous avions choisi pour notre  Camp d'été 2014 une destination particulièrement mythique aux yeux des amateurs de montagne que nous sommes. Après consultation des cartes et  topos-guides , conseils avisés de ceux ou celles qui nous avaient précédés dans l'aventure et quelques échanges de mails avec les locaux dans un anglais approximatif, nous avions déterminé 2 points de chute, l'un vers Canazei, partie occidentale du Massif et l'autre, quelques 60km plus à l'est, dans les environs de Cortina. Cette décision s' avéra judicieuse car la succession des villages dans les vallées, goulots d'étranglement en période d'affluence, augmentait singulièrement les temps de route. Parcourir les 800 km séparant Montélimar du nord-est de l'Italie constitua toutefois notre première épreuve . Les options furent nombreuses, seul ou en famille, à 2 ou à 5, en 2 jours ou d'une seule traite, avec les bouchons de la rive gauche du lac de Garde ou ceux de sa rive droite  mais finalement nous nous retrouvâmes à 16 à Campitello de Fassa (11 en camping et 5 en meublé). C'était le samedi 16 août, au milieu d'un week-end chargé, et le camping Miravalle, quoique confortable, se trouvait lui aussi bien saturé.

Le soleil éclatant du lendemain nous encouragea à entreprendre le tour du Sasso Lungo à partir du Paso Sella. Même si la montée en zig-zag sous les bennes et la descente interminable au milieu des « famiglie e bambini » qui lui fit suite nous donna à plusieurs reprises l' envie de prendre la tangente, nous fûmes conquis par la majesté des panoramas qui s'offraient à nous . Cette impression fut confirmée par la suite et nous parcourûmes sans relâche des paysages  splendides (ou que nous supposions tels à travers le dense rideau de brume se muant parfois en trombes d'eau).

Après cette randonnée, qui nous avait mis en appétit, nous enchaînâmes avec notre première via ferrata italienne, la via ferrata delle Trincee suivie des Crepes di Padon, une grande bambée de 10h, qui fut commencée dans un épais brouillard, se dissipant  au fil des heures: nous avions joué la sécurité (encordement et progression avec relais pour une première partie de via qui nous semblait sous- équipée). Mais nous laissâmes vite tomber ces précautions superflues pour adopter la coutume locale : traction sur le câble d'une main, l'autre se positionnant sur le rocher dans une gestuelle  qui nous rapprochait de l'escalade.

Notre deuxième via , la Brigada Tridentina , fut malheureusement écourtée par la pluie ; nous   saisissions maintenant le sens profond  de ce qui allait devenir le tube du Camp, interprété de manière magistrale par Jean- François  (notre référent Dolomites) avec sa voix de stentor, j'ai nommé « Ô mon bateau ».

L'irruption du mauvais temps  permit à certains d'entre nous de rendre une petite visite à notre ancêtre Ötzi , vieux de quelques 5000 ans et exposé à Bolzano, après avoir été extrait par miracle de son linceul glacé ; d' autres préférèrent s'offrir une escapade romantique à Venise.

Le jeudi, avec le retour d'une météo plus clémente, tout le monde était sur le pied de guerre pour la conquête de la Marmolada (3350m ; mixte de glacier et via ferrata, crampons utiles), un de nos objectifs majeurs. L'ascension se fit dans un décor hivernal et le temps bien dégagé du début de matinée laissa  place à un épais brouillard au fur et à mesure que nous prenions de l'altitude; mais quelle ambiance !

Nous retrouvâmes le mauvais temps pour l' ascension du Piz Boë, qui nous permit de terminer cette première semaine rassemblés...sous nos capes de pluie.

Cette météo en demi-teinte assortie de prévisions  contradictoires incita certains d'entre nous à voguer vers des cieux plus cléments. Les autres entreprirent courageusement  le démontage des tentes et leur remontage au milieu des rigoles creusées dans la terre battue du Camping Olympia de Cortina, où nous fûmes vite rejoints par les passagers de la deuxième semaine.

A l'initiative bienvenue de Patrick , autre fin connaisseur des lieux, nous entreprîmes d'abord la traversée en partie enneigée de la VF Dibona, qui nous donna l'occasion de jouer  les Sylvester  Stallone sur la passerelle mythique de Cliffhanger, puis de nous user les genoux dans une descente particulièrement raide avant de terminer au sprint pour pouvoir décrocher la dernière benne ; la seconde leçon des Dolomites était désormais acquise par une majorité d'entre nous : pourquoi se fatiguer alors que de sympathiques cabines, parfois brinquebalantes mais toujours très colorées, vous amènent à pied d'oeuvre ?

Les expériences sportives qui suivirent présentèrent souvent un intérêt historique : Il n'était pas rare de croiser  des mannequins en habits militaires, accompagnés d'armes ou de photos du siècle dernier, ou bien de franchir laborieusement des réseaux de galeries creusées dans le roc : La première guerre mondiale était en effet passée par là et on reste stupéfait par l'énergie que les soldats autrichiens et italiens  mirent à s'entretuer dans ces lieux magnifiques. Même le relief  porte la trace des combats et les fameuses « Cinque Torri » ou encore les Tofane en face ont été remodelés par les obus. Nous autres randonneurs, empruntons des  vias créées à l'origine pour acheminer troupes et matériel ; nous ne sommes heureusement armés que de nos appareils photos !

L'escalade fut également pratiquée lors de cette deuxième semaine ; Patrick and family se hissèrent notamment à la cime d'une des tours du Lavaredo, par un itinéraire visiblement pas trop difficile, où on ne savait toutefois pas toujours à quel cairn se vouer.

Le reste du groupe se contenta de faire le tour de ces impressionnantes murailles après avoir atteint le sommet du Monte Paterno, plus débonnaire, en empruntant plusieurs passages ferrés (via F  des Forcelle + sentier Innerkoffler). Eric D, ayant pris de l'avance, se servit double ration de via mais réussit à arriver en même temps que nous au parking. Il faut dire que nous avions un peu traîné, subjugués par le spectacle des grimpeurs accrochés aux immenses parois nord du Lavaredo, mais aussi par celui de Patrick s'offrant une descente express dans les éboulis...en VTT.

La fin du séjour fut agrémentée de plusieurs challenges : la via la plus longue (c'est encore Patrick qui  gagna en parcourant la via Costantini dans un timing plus qu'honorable), la plus technique(Ski club 18 : Jean-Mi, Eric, Jean-François et moi-même) .  L'affluence des premiers jours avait laissé la place à une fréquentation beaucoup plus raisonnable puisque, pour la der des der (via E Bovero, juste au dessus du camping), nous nous retrouvâmes à 3 (Claudine, Jean-Mi et moi),  devancés seulement par un  sympathique couple d'Italiens.

Le temps, faisant fi des pronostics pessimistes, s'était plutôt mis au beau et nous quittâmes finalement les Dolomites avec plein de bons souvenirs (pizzas et paste al dente en font bien sûr partie), des photos par milliers... et quelques bouteilles de limoncino.

 

=> Ont participé à l'aventure : Michel Calabrin, Jean-François Caze, Michel Coste, Quentin, Fabienne et Eric Durand, Claudine et Eric Garcia, Jean et Cécile Greffet, Fouzia et Bernard Mabileau, Jean-Michel Uccheddu, Luz Vilarrupla, Pierre Lebeaux, Francine, Patrick, Noé Rolland + Flora, Evelyne Demauve, Evelyne Marchadier, Agnès Moulin, Michel Perrier, Chantal Raymond.

CLUB ALPIN FRANCAIS MONTELIMAR
MAISON DES SERVICES PUBLICS BAT 4
1 AV. ST MARTIN
BUREAU 411
26200  MONTELIMAR
Contactez-nous
Tél. 06 49 79 28 69
Activités du club
Agenda